Joel et Benji dans The Strombo Show [1ère partie]

Joel Benji Madden The Strombo Show

Voilà une autre interview vidéo que nous avons depuis un moment et vu qu’elle est longue j’ai demandé votre avis sur Facebook et vous avez été quelques uns à être d’accord pour que je fasse plusieurs articles. Voici donc la première partie.
C’est une interview radio dans l’émission The Strombo Show présentée par George Stroumboulopoulos. Joel et Benji parlent de Generation Rx mais abordent plein d’autres sujets du passé qui n’ont pas été abordé dans d’autres interviews. C’est vraiment une chouette interview à écouter qui nous fait adorer les frères Madden encore plus. Je n’étais pas tout le temps sûre de qui parlait donc je m’excuse d’avance si il y a une erreur! Voici donc la traduction jusqu’à 10m13s 🙂

George: Avant qu’on commence, je dois vous présenter mes excuses. À l’époque chez MuchMusic je faisais beaucoup de blagues sur des groupes pop et je me moquais de vous aussi et c’était ma faute donc avant qu’on commence, je suis désolé.

Joel/Benji: ah c’est très sympa

George: vous savez quoi j’avais cette chose dans ma tête où j’étais dans le punk et métal et en vieillissant je me suis dis mais qui je suis pour dire ça? Les gens n’ont pas besoin de moi… Bref tout ça pour dire que je m’excuse parce que je vous dois bien ça

Benji: Ça veut dire beaucoup pour nous. Tu sais quoi, on a tous eu ça d’une façon, on a tous fait ça mais on apprécie, c’est très sympa.

G: c’est vrai, ça m’a agacé pendant 15 ans et je me disais mec je dois leur dire un jour…

Joel/Benji: pas de soucis! C’est oublié!

G: ok merci, je suis impressionné par vous les gars. Et même si vous aviez rien fait d’autre, je suis toujours impressionné par ce que vous avez fait. Comment vous allez?

Joel/Benji: bien, super journée, c’est dur de faire mieux que la Californie mec.

G: Ouais Maryland c’est bien mais ici aussi c’est bien.

J/B: On y est retournés il y a deux weekends de ça et le Maryland c’est beau tu sais, tu ne peux jamais oublier à quel point c’est beau et quand tu rentres en Californie tu te dis c’est dur de battre ça quand même.

G: comment vous saviez que c’était le bon moment pour faire un nouvel album? Vous avez commencé il y a 2 ams mais comment vous avez su que c’était le bon moment pour revenir?

J: je pense que c’était naturel tu sais. Quand on a commencé notre entreprise, on s’est vraiment mis à fond pendant quelques années et je pense qu’on voulait tous, en tant que groupe, collectivement voir quoi d’autre était possible pour chacun de nous parce qu’on avait été dans notre bulle de tournée pendant tant de temps, et on avait ce sentiment éteint. Et ensuite on a commencé à s’occuper de notre entreprise de musique et travailler avec tous ces autres groupes, et en tant que groupe, on a juste eu à nouveau envie. Il n’y avait pas de plan d’ensemble ou une stratégie marketing, on s’est juste retrouvés et on a fait ce premier album Youth Authority et on l’a sorti en 2016 et par nos propres moyens.
B: Oui je pense que c’était aussi un autre élément important, qu’on ait pu être complètement indépendant et je pense qu’on a pu reprendre le contrôle de notre groupe à nouveau et il y a quelque chose de très satisfaisant avec ça, de très curatif.

G: avez-vous le sentiment que vous l’aviez un peu perdu?

J/B: j’ai le sentiment, qu’on l’avait perdu, qu’il nous avait échappé tu sais, ça devient énorme et ça commence sa propre vie et ça ne t’appartient plus en quelque sorte. Ça appartient à tout le monde et je pense que reprendre possession de ça à nouveau nous a fait un bien fou. Je pense en fait que si tu regardes Good Charlotte, le groupe, où on en est maintenant, c’est beaucoup plus proche de ce qu’on voulait être quand on l’a commencé et je pense que c’est plus honnête. Je pense que tu peux le ressentir dans la « marque ».
G: j’entends les sons dans Generation RX, et ça rappelle quelque chose que vous aviez dit, que vous vouliez trouver une porte dérobée pour retrouver ce sentiment que vous aviez à l’époque et c’est très difficile à faire mais j’ai le sentiment que je l’entends dans cet album, j’ai le sentiment, surtout dans la musique, ça sonne juste comme un album qui était fun à faire.
B: oui c’était vraiment fun à faire et je pense qu’on a pu trouver un moyen de ne plus être blasé. Parce que c’est difficile, tu vieillis, tu grandis dans la vie, tu commences à être un peu blasé, je veux dire tu arrête d’y croire.
J: les choses sont réelles dans les coulisses. Je parle à des amis et ils sont acteurs ou réalisateurs et ils regardent des films et ils disent, la magie n’est pas là comme elle l’est pour toi parce que je peux voir comment ça a été tourné. Et c’est la même chose quand on fait des albums parce que tu dis je peux entendre l’album qui est en train d’être fait
B: mais je pense que les fans ont une vraie façon de ressentir, tu sais j’ai dit ça l’autre jour. Je pense vraiment que nos fans veulent vraiment juste que nous soyons honnêtes. Ils disent qu’ils veulent une certaine chose de nous mais réellement je pense que sans le savoir ils veulent que tu sois honnête.

G: si vous revenez en arrière, je sais que vous y réfléchissez souvent mais si vous revenez même aux paroles du début de votre groupe, c’était tellement à vif. La merde que vous aviez fait je ne les entendais pas, à ce moment là vous étiez une chanson à la radio. Mais si tu lisais juste les paroles, il y beaucoup de choses très profondes qui se passaient là dedans.
J: ouais je pense, il faut que se rappeler que quand on a signé notre contrat avec la maison de disques on avait jamais pris l’avion avant.

G: Quel âge vous aviez?

J: on avait 20 ans, ouais donc c’était il y a 18 ans que notre premier album est sorti, on avait beaucoup à rattraper. On était dans l’arène. On avait beaucoup à apprendre.
B: et puis on s’est pris une grosse baffe. Le concept que ce n’était pas cool d’être à fond, on ne le connaissait pas et on s’est pris une assez grosse baffe je pense quand on est sortis et c’est assez difficile comme ça de ne pas être blasé à ce moment là mais quand tu grandis et tu vieillis, je pense que tu muris un petit peu […]

G: mais vous donnez l’impression que vous avez compris
B: ah ouais je pense qu’on est des survivants mec

G: donc vous vous êtes pris une baffe mais ce que je respectais chez vous les mecs et j’ai appris ça avec le recul, vous n’aviez pas d’argent, votre père vous avait abandonné, toute cette merde et puis vous vous êtes dit, allons nous faire payer! Et je pense qu’à l’époque personne ne voulait respecter ça mais maintenant c’est genre, merde vous avez bien fait les gars, vous avez compris parce que vous êtes honnêtes mais vous avez été payés.
J: Encourager les gens à être audacieux est une chose étrange parce que si tu te dis, si un gamin te parle et dis c’est mon business, j’ai commencé par tondre la pelouse et maintenant j’ai une entreprise de jardinage, c’est cool

G: oui c’est comme NASCAR, tout le monde avait le t-shirt, c’était un million de choses à la fois.

B: et je pense que ce qu’on a appris à accepter ça chez nous et nous sommes naturellement audacieux/entreprenant et je pense qu’on a toujours été intéressé par la création de valeur et essayer de créer des choses qui ont de la valeur et créer des opportunités pour nous-mêmes, pour d’autres personnes. Je pense que c’est comme ça que nos cerveaux marchent, on essaie toujours de trouver une façon d’améliorer les choses, de résoudre les problèmes et je pense que ça a été un élément de notre survie dans une industrie très difficile.
J: je pense que c’est une partie de notre survie dans la vie aussi, parce qu’il faut se rappeler, on avait pas de plan B, tu sais comme un oncle riche ou autre chose.
B: si ça ne marchait pas tu sais, il y a eu des moments où ça ne marchait pas, c’était difficile tu sais et il y avait plusieurs personnes sur notre dos. Je pense qu’en définitive on a appris comment survivre et comme ils disent, si cela ne te tue pas cela te rend plus fort. Je pense qu’à notre âge, avec des femmes et des familles et une unité centrale forte que nous avons ensemble, je pense qu’on peut prospérer dans ce monde.
J: on s’est fait une cool petite tribu tu sais

G: avez-vous déjà eu le sentiment que vous étiez exclus?

B: bien sûr tu sais, il n’y a personne qui se tourne vers toi à part les membres du groupe…
J: je dois dire quand je vois des jeunes qui ont l’âge que nous avions quand on a commencé à être ambitieux, j’adore ça mec, c’est ce que j’adore avec la gestion des groupes. Pour moi le truc le plus gros dans l’entreprise dans laquelle je travaille avec des jeunes artistes c’est genre la chance de pouvoir guider les gens. Si quelqu’un a la chance de pouvoir guider une jeune personne, c’est vraiment épanouissant à plein de niveaux. Je veux dire, j’ai le sentiment que j’y gagne presque plus qu’eux. Il y a juste quelque chose quand on aide quelqu’un à éviter les faux pas dont personne ne t’a parlé. Instantanément tout ça en vaut la peine.

G: vous étiez jeunes parce que je me rappelle ce qui m’avait impressionné c’était DC flag, vous avez commencé à amener ces G, vous aviez beaucoup de pouvoir et un gros public et les gamins commençaient à connaître ces G à nouveaux. Comment vous avez fait pour les connaître, pour les rencontrer?
J/B: on était fans et on allait à des concerts depuis très jeune et on était toujours intéressés de rencontrer des gens et je pense qu’on a toujours été intéressé par l’histoire donc on veut toujours savoir quel groupe influence quel groupe, retourner à la source.
J: Je pense que DC flag était un premier essai de notre esprit d’entreprise et malheureusement parce qu’on était jeune et je pense qu’on ne savait pas ce qu’on sait maintenant. Je ne pense pas que nous serions là si nous n’avions pas fait ça et toutes les sortes d’expériences, bonnes et mauvaises. C’est ça le truc, avec le recul, toutes les expériences bonnes ou mauvaises étaient bonnes. Mais c’est clair que dans l’industrie de la musique, il y aura des gens qui vont profiter de toi et donc au fur et à mesure des années tu as des petites cicatrices et tu puises dans les bonnes et mauvaises expériences.
Pour moi, j’y repense avec du recul maintenant que je suis plus vieux et je me dis mec, je suis content que tout ça soit arrivé parce que j’ai les pieds sur terre et je suis calme dans ce qu’on fait maintenant et je comprends tout le processus.
B: et la chose cool dans ce qu’on fait maintenant est sans équivoque la chose la meilleure que nous ayons fait. MDDN est l’entreprise qui a eu le plus de succès dans ce que nous avons fait. Good Charlotte n’a jamais été aussi bien et je pense que ça va mieux que jamais ce qui est encore plus important.
J: on ne serait pas là, capables de faire ce qu’on fait maintenant si nous n’avions pas fait chacune de ces petites entreprises, tu vois, c’est très cool mec. J’avais complètement oublié DCflag, c’est cool que tu en aies parlé.

Fin de la première partie – 10m13s

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