Billy parle basket, GC et nouvel album sur Down to Dunk

Hier, Billy était invité du podcast Down To Dunk de l’équipe de basket OKC Thunder. Si vous suivez Billy sur Twitter, vous avez sûrement vu que c’était un grand fan de cette équipe. Pendant le podcast, avec l’animateur Andrew Schlecht, il a discuté de l’équipe et des difficultés qu’elle rencontre, ils ont également répondu à des questions d’auditeurs et à la fin Billy a répondu aux questions de l’animateur sur GC et ses dessins. C’est vraiment cool d’entendre le point de vue de Billy pour changer!

L’une des questions posées par un auditeur à Billy est la raison de son soutien pour cette équipe d’Oklahoma City.
Il nous explique que sa femme vient d’Oklahoma et qu’elle a déménagé dans la région de Baltimore (là d’où vient Billy) lors de son entrée en seconde. C’est d’ailleurs cette année là qu’ils se sont rencontrés. Cela fait maintenant 18 ans qu’ils sont ensemble et il va très souvent à Oklahoma et a de la famille là-bas. C’est donc comme ça qu’il est devenu fan et il explique d’ailleurs que sa femme regarde tous les matchs avec lui mais que par contre elle veut pas passer son temps à parler de basket donc elle était contente qu’il fasse ce podcast!

Vers la fin du podcast l’animateur a donc posé ses questions sur Good Charlotte et sur les dessins de Billy donc si vous n’êtes pas fans de basket, avancez directement à la 38ème minute.
Vous pouvez écouter le podcast sur le site Daily Thunder.
Ci-dessous la traduction des différentes questions et réponses:

1ère question sur GC et ses dessins en général

« Il y a 5 ou 6 ans, on a décidé de faire un break avec Good Charlotte, on a tous commencé à avoir des enfants, ça faisait beaucoup, partir en tournée, avoir un groupe et avoir une famille. Dans le groupe, on commençait à ne pas apprécier d’être loin de notre famille et on s’est dit, prenons un break et évaluons la vraie vie un petit peu […]
Après ça, j’ai toujours un peu dessiné des comics, des dessins-animés, des trucs comme ça, des boulots à côté de temps en temps mais là ça m’a donné assez de temps pour m’engager sur des gros projets et en faire mon boulot à temps plein pendant deux bonnes années. Maintenant qu’on est de retour avec Good Charlotte à faire de la musique et partir en tournée, je peux faire les deux. Je suis vraiment reconnaissant pour ça. Je fais quelques trucs pour Marvel, pour Nickelodeon, beaucoup de projets cools par-ci par-là où je peux dessiner des personnages que j’ai toujours voulu dessiner en grandissant et maintenant je peux le faire donc c’est cool. »

2ème question: comment c’était de voir son groupe passer de groupe local à devenir un groupe qui explose?

Good Charlotte

« C’est un sentiment génial bien sûr mais je réponds à cette question de façon similaire chaque fois, c’est très difficile de comprendre ce qui se passe quand tu es dedans parce que les choses arrivent vite, les opportunités viennent et tu dis oui à tout. Donc ouais c’était définitivement très cool, j’étais en terminale quand on a signé notre premier contrat pour un album. J’étais très jeune, les autres gars avaient deux ans de plus que moi donc ils avaient fini le lycée et j’ai essayé de finir mes deux derniers mois au lycée. Puis toutes ces opportunités commençaient à venir et il faut dire oui donc on a juste travaillé très dur. Littéralement j’ai eu mon diplôme et le jour d’après on est partis dans un van et en tournée pendant deux années consécutives à juste faire des concerts et ça s’est construit petit à petit. Il y a certains moments où on s’assoit dans les loges après un concert et en tant que groupe on a une de ces profondes conversations de réflexion et on se dit, « mec on a fait quelque chose et on est qui on est ». On fait encore des trucs maintenant, 20 ans plus tard, on s’assoit et on se dit « mec c’est très dur pour un groupe de se faire signer, beaucoup de groupes signent un contrat, sortent une chanson et puis c’est fini donc avoir un album puis un deuxième album tu sais et on est 20 ans après que notre premier album soit sorti et en quelque sorte on fait de plus gros concerts qu’on faisait il y a 15 ans.
Oui on se pose définitivement pour réfléchir à notre parcours. Je pense que c’est dur d’avoir une perspective dessus quand tu es dedans. »

3ème question: qu’est-ce qu’il se passe avec le groupe en ce moment?

GC noir et blanc

« On vient juste de rentrer d’une tournée en Angleterre ce qui était vraiment fun et maintenant tout le monde est rentré chez soi. Oui c’était vraiment cool, j’ai pu amener ma femme et mes enfants là bas, c’était leur première fois en Angleterre, mon plus grand est vraiment fan de Harry Potter donc il lui tardait d’aller à Londres. On l’a amené à Kings Cross où il y a une plateforme 9 3/4 où tu peux faire une photo. Des trucs cools comme ça donc on était vraiment enthousiastes. Donc on a pu faire ça, les concerts étaient vraiment géniaux et maintenant on est de retour pour les vacances et on va commencer à travailler sur le prochain album. Donc l’année prochaine, le plan est d’écrire de nouvelles chansons et avec un peu de chance, sortir l’album d’ici décembre et repartir sur la route. Nous avons déjà plusieurs dates qui ont été annoncées, je connais plus de dates dans ma tête que nous avons confirmé mais n’avons pas encore annoncé donc j’ai toujours peur de parler d’un concert qui n’a pas été annoncé mais je sais qu’en juin on va faire quelques trucs en Europe, des festivals et en mars il me semble qu’on va en Australie qui est un endroit où on adore aller. Cela fait un moment que nous n’y sommes pas allés donc ouais c’est le pour et contre d’avoir tous ces pays. On peut pas sortir un album et juste faire des tournées aux Etats-Unis. Parfois c’est une année et demie entière avant que nous retournions aux États-Unis parce qu’il y a tellement d’autres pays et on essaye de les inclure. Comme j’ai dit, tout le monde à une famille, et ça passe en premier pour nous tous maintenant et le boulot passe après donc on espace les choses. On part en tournée deux semaines et on rentre pendant 6 semaines. Avant c’était plutôt, on part 8 semaines et on rentre à la maison pendant 2 semaines et on repart pour 8 semaines. On a en quelque sorte inversé le programme pour qu’on ne s’épuise pas. Au rythme où nous allons, tout le monde s’amuse encore, on apprécie, on va faire des concerts, on passe 1 semaine et demi ensemble et on rentre chez nous donc c’est bien. Je pense qu’on a tout compris. »

4ème question: le groupe approche de ses 20 ans, quels sont les secrets de la longévité?

« Je pense qu’il faut affronter la tempête, je pense que c’est très important. Beaucoup de groupes ont ce succès initial et dès que le succès diminue un petit peu, ils commencent à paniquer et je pense que dans un groupe, tu te disputes, tu stresses pour des trucs parce que ton groupe n’est pas ce qu’il était peut être l’année d’avant et le groupe se sépare, ça arrive tout le temps. Mais je pense que si tu peux combattre ça et que tous gardent le même plan et vous travaillez pour l’atteindre, c’est comme un grand-huit, tu peux remonter, il faut juste attendre.
Autre chose, Benji et Joel, les deux frères dans notre groupe, ils ont commencé leur propre société de management pendant le break où on ne faisait pas Good Charlotte donc on est en quelque sorte en contrôle de notre propre carrière maintenant. Il n’y a pas de maison de disques qui nous dit quoi faire, on ne s’en fait pas si notre chanson passe à la radio ou pas, MTV n’existe plus. Il y a tellement de choses qui peuvent faire qu’un groupe a du succès ou pas qui n’existent plus. Donc maintenant on fait tout indépendamment. On fait tout nous mêmes, les gars ont fait un boulot incroyable avec leur société de management, la lancer, récupérer d’autres groupes, et Good Charlotte fait parti des groupes dont ils s’occupent. Je pense que de nos jours le DIY a une grande place avec internet. N’importe quel jeune dans son sous-sol ou dans sa chambre avec son ordinateur. Le nombre de vues est au même niveau que des groupes qui remplissent des grandes salles. Tu peux mettre une vidéo sur internet et tout le monde à la même publicité. Bien sûr si tu as une base de fans et que tu le fais depuis longtemps, c’est différent. Tu contrôles ta propre carrière, tu as beaucoup plus d’options, c’est bien de voir à quel point l’industrie a changé pendant les 5 années où on n’était pas actifs. On est revenus et on s’est dit: ok les choses sont vraiment différentes, MTV n’est plus là, les ventes d’albums ne sont plus vraiment importantes, toutes les radios de rock n’existent quasiment plus, comment on survit dans ce monde? Et est-ce que les gens aiment toujours Good Charlotte? Est-ce que tu peux faire une pause de 5 ans, et te demander si tu n’es plus un groupe actif, si les gens ne seront pas passés à un autre groupe qui est plus actif? Donc c’était l’autre chose effrayante mais on ne sait pas comment, nos fans s’intéressent toujours à nous, ils sont plus loyaux que jamais, je ne peux pas être plus reconnaissant qu’on ait recommencé et que ça marche. C’est un sentiment agréable. »