Interview de Paul & Billy

Le 6 Juin dernier, à Pomona en Californie, Paul et Billy ont répondu aux questions de Robert Herrera (punkrockvideos.com) au début de leur tournée américaine avec Yellowcard et Runner Runner. La vidéo fait 8 minutes et Paul et Billy parlent de plein de choses comme la préparation des tournées, l’album Cardiology, le nouveau clip 1979 et ce que Good Charlotte va faire dans les prochaines années! Je trouve ça bien que pour une fois Billy et Paul fassent une interview que tous les deux. La vidéo est très intéressante et je pense qu’il va y avoir plein de tournées avec GC dans les prochaines années, en espérant pour l’Europe que ce ne soit pas qu’aux Etats-Unis…

La traduction de l’interview est ci-dessous. Merci de dire où vous l’avez trouvé si vous l’utilisez sur votre site.

Paul – Salut ça va?! Je suis Paul.
Billy – Et je suis Billy, on fait partis du groupe Good Charlotte et vous regardez punkvideosrock.com
Robert – Salut les gars, ici Rob de punkvideosrock.com; on traîne dans le bus avec deux membres de Good Charlotte. Ça va bien les gars?
B – Bien merci, ça va toi?
R – Ca va mec, je suis impatient de voir le concert. Il était temps que Yellowcard et GC fassent une tournée ensemble.
B – oui […] ça semble super facile.
R – Oui je sais je suis vraiment excité pour ce soir, hier c’était le premier concert. Comment c’était?
B – Bien
P – J’ai passé un super moment; c’était vraiment marrant. On a traîné avec Yellowcard et Runner Runner après, c’est juste une line-up vraiment fun
R – c’est une bonne line-up
P – oui et on aime tous le même genre de musique et tout et c’est juste amusant de traîner avec de vieux amis
R – ouais. Avant la tournée, que se passe-t-il en coulisse que les fans ne connaissent pas en ce qui concerne la préparation de la tournée ?
B – il y a plein de choses, parfois on parle des setlist, par exemple parfois il y a seulement des vieilles chansons qu’on veut ressortir et qu’on n’a pas joué depuis longtemps, avoir tout le merch’ prêt pour la tournée, ce genre de choses, mais vraiment ça fait tellement longtemps qu’on fait ça qu’on en parle pas. On sait comment faire… mais la setlist et le merch sont les choses les plus importantes qui doivent être prêtes avant de partir en tournée.
P – écrire une setlist est devenu plus dur puisqu’on doit choisir parmi de plus en plus d’albums
R – Je peux imaginer, vous avez genre 20 singles?
B – je sais pas, mais on ne joue pas chaque single ça c’est sûr, c’est… et puis certaines chansons qui sont singles peuvent être plus lentes mais on veut jouer quelque chose de plus énergétique en live, tu sais. Surtout quand on partage l’affiche comme pour cette tournée, on a une heure donc on est là « qu’est-ce qu’on peut caser en une heure? » mais ouais je pense qu’on se débrouille pas mal.
R – je vous ai vu demander aux fans quelles chansons ils voulaient entendre. Est-ce que normalement vous faites ça pour vos tournées aussi…pour que ce soit plus facile pour vous?
P – oui depuis qu’on twitte, ça a été plus facile de parler aux fans avec internet…
B – ouais c’est une des meilleures choses du social network, demander aux fans ce qu’ils aiment et on a une réponse instantanée. Tu pouvais pas faire ça avant. Donc c’est pratique.
P – On regarde sur i-tunes aussi dans les différents pays, on fait ça aussi pour voir quels singles se sont le plus vendus là-bas.
R – Où est-ce que vous voyez votre musique marcher le plus en dehors des Etats-Unis?
B – Australie est un bon marché pour nous, on adore aller là-bas. C’est un des pays où on est allés dès la sortie du premier album. Puis on est allés en Europe et au Japon un peu plus tard mais on est allés en Australie depuis le premier jour et ils sont super biens avec nous. Les fans sont géniaux. On adore jouer là-bas.
R – Parlons de Cardiology votre 5ème album; avant la sortie, vous avez mis à la poubelle la première version, qu’est-ce qui n’allait pas avec cette version?
B – Je sais que les groupes font ça tout le temps cela nous semblait fou d’y penser mais on était dans le studio tu sais, on faisait l’album, et c’était juste un processus différent de celui auquel on était habitués. Les groupes deviennent relax et font les albums comme ils savent faire.
On pensait qu’essayer un producteur différent, essayer d’une façon différente, on aurait des résultats différents, et peut être quelque chose de cool mais on n’arrivait pas à être dans le truc. On a entendu quelques mix et ça ne sonnait pas comme on pensait que ça sonnerait. On s’est dit « pourquoi sortir un album qu’on va jouer dans les deux prochaines années en tournée si on ne l’aime pas? » donc on est reparti avec Don. On a une bonne relation avec lui et on lui a dit on sait qu’on peut faire un bon album ensemble… Tu sais on a repris peut être la moitié des chansons, on les a réenregistrées, on les a un peu changées avec Don, et plusieurs choses nouvelles sont venues avec lui. Ouais je pense qu’on est tous contents d’avoir pris cette décision.
R – Et avec l’ancienneté du groupe, est-ce que c’est plus facile pour vous de prendre autant de temps que vous voulez pour un album. Est-ce que c’est vrai de dire ça ou…?
P – non… et bien c’est pas…les albums sont important mais tu peux pas rester trop longtemps sans faire de tournées, c’est ce qu’on a vraiment appris parce qu’on a pris deux ans pour faire cet album et maintenant on essaie de rattraper le temps… ouais
R – donc il semble que les tournées sont plus importantes que le reste?
P – ouais on dirait que si tu veux avoir beaucoup de gens pendant les tournées, il faut jouer constamment et c’est ce qu’on avait l’habitude de faire… et on avait pas fait les Etats-Unis depuis un moment et donc on rattrape le temps ici. On va faire beaucoup de tournées aux Etats-Unis dans les cinq prochaines années.
R – c’est bien, c’est bien. En 1996, quand vous commenciez juste, vous faisiez des show acoustiques dans des bars donc est-ce que l’acoustique joue un rôle important dans l’écriture des chansons?
B – oui je pense que la clé de n’importe quelle chanson est si tu peux la jouer sur une guitare acoustique, c’est le test… Je sais que à l’époque les jumeaux ont passés tellement de temps tous les deux faisant juste des concerts acoustiques dans des bars. C’était vraiment un outil important pour l’écriture. Je pense que maintenant qu’on est plus vieux, nous avons tous des studios à la maison, il y a différentes façons de trouver des idées mais je pense toujours que la guitare acoustique fait vraiment partie de Good Charlotte.
R – Et aussi l’industrie depuis votre premier album, elle a en fait beaucoup changé et beaucoup de groupes sont venus et repartis mais vous les gars vous êtes toujours là après quinze ans donc qu’est ce qui est différent qui vous fait rester ensemble?
B – Je pense que tu ne dois pas te prendre trop au sérieux. Les groupes se laissent entraînés et ils s’engueulent pour des choses stupides. La plupart du temps, les groupes ne sont plus là parce qu’ils se sont séparés. C’est moins probable les groupes qui font un tube et qui disparaissent plutôt que de bons groupes qui s’effondrent. Ça arrive à de bon groupe tout le temps et je pense qu’on doit s’entend vraiment toujours bien. Et on peut jouer de la musique. Tu vas foutre ça en l’air? Il faut vraiment le mettre en perspective et réaliser qu’on est chanceux. On essaye toujours de faire de la bonne musique, de faire des concerts, d’apprécier les fans… continuer de faire ce qu’on fait, continuer de faire la même chose.
R – c’est comment d’avoir deux frères dans un groupe?
P – on n’y pense pas vraiment
B – Je n’y pense jamais, je sais qu’ils sont frères mais c’est pas quelque dont on est conscient, tu sais on est dans un groupe, c’est genre inconscient je suppose.
P – enfin il y a des choses super, fantastiques par rapport à ça comme les choses qu’ils écrivent et qu’ils font et genre c’est comme avoir deux personnes qui ne font qu’un. Ce sont de vrais jumeaux pas seulement des frères tu vois. C’est super mais aussi ils se bagarrent comme des fous « pourquoi tu lui a dis ça…il n’y a que toi qui peut lui dire ça ». mais ouais c’est super.
R – cool. Vous êtes en train de travailler sur un nouveau clip? Est-ce que vous pourriez nous en parler un petit peu?
B – ouais on fait un genre de vidéos « behind the scenes » pour la chanson qui s’appelle 1979 de l’album Cardiology. Je pense que ça va juste être un clip australien; seulement pour là-bas donc…
P – vous pourrez sûrement la voir sur internet.
B – oui je suis sûr que vous la verrez sur internet. Mais on l’a fait pour l’Australie. On va utiliser ça comme notre nouveau single. On va avoir une équipe de cameraman et on va faire une de ces vidéos de behind the scenes en tournée.
R – vous travaillez sur de nouveaux morceaux en ce moment?
B – ouais on travaille pas vraiment sur de nouveaux morceaux en ce moment mais en quelque sorte on travaille toujours… Je pense qu’on va juste essayer de faire plus de concerts sur cet album cette année et avec un peu de chance on commencera à travailler sur de nouveaux morceaux à la fin de l’année ou l’année prochaine.
R – comment vous faites passer le temps pendant les pauses en tournée?
B – on a presque tous des enfants maintenant, mariés avec des enfants donc on est tout le temps avec notre famille. On sort, on joue de la musique et puis on rentre à la maison, c’est « family time ».
R – des plans après cette tournée? Je sais c’est encore tôt dans la tournée mais qu’est-ce que vous avez prévu pour le reste de l’année?
P – d’abord on va en Europe, c’est ce qu’on fait en Août et puis plus de tournées aux Etats-Unis. Ce sont les plans pour l’hiver.
R – cool, vous voulez quelque chose d’autre aux gens qui regardent, aux fans?
B – juste merci, comme vous savez on fait ça depuis un moment, c’est cool qu’il y ait encore des gens qui aiment notre musique. Merci.
P – ouais merci d’avoir rendu ça possible depuis 10 ans et venez voir nos concerts. Ils sont puissants, c’est une super line-up!